Bien préparer la consolidation des comptes

3 steps image

Sigma Conso : préparer la consolidation comptable

Vous souhaitez réaliser la consolidation de vos comptes au mieux ? Nous vous proposons un logiciel performant et complet. Découvrez notre outil de consolidation financière et de reporting.

L’importance de la consolidation des comptes

Dans un monde économique et financier de plus en plus complexe, compétitif et traversant une crise systémique, les exigences légales et les besoins d’informations comptables précises et récentes concernant la consolidation comptable et financière deviennent omniprésentes.

Dans ce contexte particulier, la préparation de comptes ayant fait l’objet d’une consolidation comptable ainsi que leurs présentations aux différents intervenants sur les marchés constituent un processus auquel un nombre croissant de groupes est confronté. Les départements Comptable et Finance sont particulièrement sollicités en cas de :

  • restructuration ;
  • développement ou extension du groupe ;
  • appel à l’épargne publique ;
  • arrivée de nouveaux investisseurs ;
  • changement législatif …

Ce sont autant d’éléments qui vont inciter voire obliger les entreprises à communiquer sur une base consolidée, éventuellement dans un référentiel comptable différent (par exemple : IFRS, US GAAP …), une information financière qui devra répondre à des critères de justesse, de précision, de pertinence, de comparabilité, de transparence et de délai. L’objectif des comptes consolidés est de montrer la situation patrimoniale, financière et le résultat des sociétés du groupe comme s’il s’agissait d’une seule entité.

La consolidation des comptes est une démarche indispensable en matière d’information externe et comme outil interne de gestion et de prises de décisions.
Le processus de consolidation ne s’improvise pas et nécessite la mise en place d’un modus operandi bien anticipé et adapté aux groupes qui l’implémentent. C’est le savoir-faire et les compétences de professionnels de la consolidation comptable et financière qui vous permettront d’atteindre cet objectif.

Chaque étape du processus nécessite une attention toute particulière de la part du management afin de prendre des décisions réfléchies. Depuis la détermination du périmètre de consolidation des comptes et l’implication des sociétés qui le constituent, en passant par la conception d’une liasse ad hoc et la définition du référentiel comptable et des règles d’évaluation du groupe jusqu’à la production de la version finale des comptes consolidés, rien ne doit être laissé au hasard.

Le cadre légal, la taille et le style du groupe, l’usage ou l’objectif de l’information consolidée et la finesse de l’analyse qu’on souhaite obtenir sont des facteurs clés qui conditionneront non seulement le processus de consolidation dans sa globalité mais aussi la sélection d’un outil informatique de traitement et de support à ce processus.

Points clés du processus de consolidation comptable et financière

Le périmètre de consolidation des comptes

La définition du périmètre de consolidation des finances pose certaines difficultés. En effet, l’enjeu consiste à déterminer l’étendue du contrôle que le groupe exerce sur ses filiales. Or le pourcentage de détention ne peut définir à lui seul si le groupe dispose ou non du contrôle exclusif des comptes, d’un contrôle conjoint ou d’une influence notable sur les sociétés acquises ou constituées. Il convient dès lors d’avoir recours à des notions plus factuelles, qui s’avèrent bien souvent révélatrices de conclusions hâtives, afin de circonscrire un périmètre pertinent.

C’est d’ailleurs dans ce sens que se dirigent les IASB au travers de l’IFRS 10 (mai 2011) qui révisent, entre autres, la notion de contrôle des comptes. Quoi qu’il en soit et à partir de cette analyse, vous pourrez décider d’inclure ou non la société dans le périmètre de consolidation comptable. Si tel est le cas, vous serez également maître du choix de la méthode à utiliser.

Ensuite pourra se poser la question du modèle de consolidation qui vous convient, une consolidation soit en sous-groupe (ou par palier), soit directe par la maison-mère des sociétés du groupe. Quel que soit votre choix, les deux approches sont valables pour assurer le contrôle des comptes. Elles comportent toutefois des avantages et inconvénients qui leur sont propres. Il convient de les prendre en compte afin d’opter pour la meilleure option en toute connaissance de cause.

La consolidation comptable par palier est de rigueur lorsqu’un sous-groupe a l’obligation légale de déposer des comptes consolidés à son niveau propre. L’approche directe, quant à elle, vous offre une vue d’ensemble du processus ainsi qu’une lecture plus aisée de la contribution de chaque société à l’ensemble consolidé. Ce point constitue le principal avantage de cette méthode, étant donné que le contributif individuel est plus opaque dans l’approche par palier.

Il existe d’autres facteurs propres au périmètre, tels que l’existence de participations croisées ou circulaires traitées en principe de façon automatique par un logiciel de consolidation des finances et des comptes, qui conditionneront le choix de ce dernier.

La liasse de consolidation comptable et financière

La conception d’une liasse est elle aussi très importante pour la consolidation comptable et financière, d’autant plus que ce document et ses annexes constituent la base de ce qui sera injecté dans l’outil informatique implémenté.

Ce dernier, aussi performant soit-il, ne pourra pas restituer une information complète et pertinente si les données dont il dispose ne répondent pas, dans une certaine mesure, aux mêmes critères.

La liasse comprend l’ensemble des données quantitatives ainsi qu’un nombre significatif d’informations qualitatives pour lesquelles la maison-mère doit procéder à une consolidation des finances et des comptes de l’entreprise.

Compte tenu du cadre légal, cette liasse devra aussi obéir à une structure spécifique spécialement conçue à cet effet. Cette dernière permettra d’alimenter un schéma organisé par le législateur et composé de comptes, qui sont le fruit d’un processus de consolidation comptable.

Cet aspect légal ne va pas sans poser de problème dans le cadre de groupes internationaux qui présentent des activités parfois très différentes et pour lesquels il faut encore ajouter la gestion des devises étrangères. Enfin, c’est aussi au sein de cette liasse qu’il va falloir se poser les questions des relations ou transactions inter-sociétés. À noter que tous ces éléments font la spécificité du processus de consolidation des finances et comptes de ce type de structure.

En effet, il est indispensable d’identifier très tôt les comptes qui seront impactés par des transactions entre les sociétés du groupe puisque cet aspect conditionne le paramétrage de la liasse mais aussi le traitement -centralisé au sein de la maison-mère ou décentralisé dans les sociétés du groupe- de la réconciliation et de l’élimination de ces transactions.

L’anticipation des spécificités et problématiques comptables locales
est primordiale étant donné que ces dernières auront de réelles conséquences sur la conception globale de la liasse (et par conséquent, sur la consolidation comptable elle-même), tant en termes quantitatifs qu’au niveau des informations fournies dans les annexes. Les éléments informatifs livrés en annexe doivent d’ailleurs être traités à leur juste valeur puisqu’ils vont largement concourir à la rédaction des notes aux comptes consolidés finaux.

Enfin, vous devrez disposer d’un outil informatique performant, qui se montrera à la fois pragmatique et flexible, vous permettant un interfaçage des données statutaires avec le système de consolidation comptable. Pour une efficacité optimale, cet outil sera chapeauté d’un ensemble de contrôles puissants.

L’homogénéisation des référentiels comptables

La définition d’un cadre d’évaluation adéquat au niveau du groupe, en ce compris la détermination des règles et méthodes d’évaluation, constitue une étape indispensable à prendre en compte dans le processus d’homogénéisation des référentiels comptables. En effet, il est très rare que l’ensemble des sociétés d’un même groupe se dote d’un cadre commun et applique de concert les mêmes procédures d’évaluation pour leur projet de consolidation des finances et des comptes.

En fonction du cadre normatif local et des choix opérés par les différentes sociétés, les comptes sociaux vont devoir être retraités pour être homogènes et en accord avec le référentiel du groupe. Il est dès lors essentiel que ces retraitements se fassent de la manière la plus efficace et la plus transparente possible.

Dans ce cadre, un outil qui permet d’avoir une vue sur les données statutaires, sur les retraitements des normes locales et enfin sur les données retraitées offre une visibilité indéniable de cette étape du processus tant au niveau du consolideur, du contrôleur interne qu’à celui de l’auditeur externe.

Les mises en situation que nous vous proposons ci-dessus, qui sont le fruit d’un processus de consolidation comptable classique, donnent à voir à l’envi la complexité et la technicité requises pour procéder à une consolidation des finances et des comptes efficace.

Par conséquent et dans cette optique, il convient d’acquérir le savoir-faire nécessaire à la réalisation du processus (avez-vous pensé à une formation ), de faire appel à des spécialistes de la finance pour valider un avis et, le cas échéant, d’investir dans un logiciel fiable, performant, flexible et pragmatique ou au contraire d’opter pour une externalisation du procédé de consolidation comptable, en fonction de vos besoins spécifiques.

En effet, ce choix devra s’opérer après une solide réflexion qui devra aborder, entre autres, le cadre légal, la taille et le style du groupe, le type et le niveau de précision d’informations souhaitées, le genre et la profondeur des analyses requises ainsi que la contrainte budgétaire du groupe. À défaut, il vous sera difficile de mener à bien un processus de consolidation des comptes efficaces.

En conclusion, il appartient au management, en concertation avec les experts de la consolidation des comptes, d’anticiper et d’investir de manière adéquate eu égard à l’objectif visé, afin de mener à bien un processus qui, bien plus qu’une contrainte légale, constitue un outil de gestion et de prise de décisions indispensable.